Le retrait de JP Morgan de ses réserves d’or du COMEX et ses prévisions pour 2014

Le leader mondial des services financiers sur le marché de l’or a réalisé une opération de sortie des coffres forts du Comex pour la seconde fois consécutive en moins de quinze jours. Concrètement, le montant en onces de ce retrait correspondant à la catégorie « gold eligible » se chiffre à 321.500. Ses deux dernières sorties totalisent 47% des réserves que possédait JP Morgan au Comex. En constatant ce fait, il est légitime de se poser des questions sur la solvabilité des banques créatrices de marché au moment de faire face à une conversion massive d’or papier en or physique. Leur position est très délicate et pourront-elles faire face aux échéances massives des opérations à terme pour le mois de février ?

Au total, JP Morgan conserve à peine 816.000 onces au Comex.

Ses prévisions 2014

Les prévisions de la filiale de la banque privée JP Morgan mettent l’accent sur la récupération de l’économie comme catalyseur des marchés financiers. De façon graduelle depuis 2009, les marchés financiers récupèrent la confiance perdue au fur et à mesure que les banques accentuent les stimulations monétaires. Grâce à elles, les économies ont constaté des améliorations significatives et se dirigent vers une voie de récupération à moyen terme.

D’une certaine mesure, les marchés financiers se sont convertis en un indicateur dépassant le reste de l’économie. La rentabilité des principaux indices boursiers (par exemple, l’américain S&P 500 a gagné 70%) a devancé l’accroissement de l’économie d’environ 2%. Les marchés sont revenus à des niveaux de « pré-crise ». Les investisseurs se positionnent à long terme à la Bourse tandis qu’ils se positionnent  à la baisse pour les bons ou obligations. La pression de la Fed et d’autres Banques Centrales a provoqué l’effet désiré sur la rentabilité de la dette publique.

Les experts de JP Morgan signalent l’importance du comportement des obligations (valeurs mobilières) des entreprises pendant 2014. La dette dite « senior » et les « high yield » (obligations à haut rendement) sont au niveau des cotations de 2007. L’entrée massive de liquidité fournie par les Banques Centrales a largement contribué à ce fait.

L’évolution du revenu fixe corporatif dépendra des expectatives de la production industrielle et des services. Selon le rapport de la banque, la rentabilité des entreprises se situera entre 8 et 10%. Cette bonne perspective sera soutenue par les indices des manufactures (PMI) qui se situent actuellement à une moyenne à 55 (Chine).

La bonne marche des indices boursiers et du revenu fixe corporatif contrastent avec l’évolution du crédit du secteur privé dans la zone Euro ou au Royaume Uni. Malgré les injections massives de liquidités, un circuit privilégié de financement établi entre la Banque Centrale, les banques commerciales et les états en Europe fonctionne particulièrement pour ceux du sud.

Pendant que les Etats-Unis mettent l’accent sur la récupération du crédit du secteur privé, l’Europe et la Grande Bretagne continuent de réduire la concession des crédits du secteur privé.

En résume, les analystes de la banque privée de JP Morgan augurent une année 2014 prometteuse pour les portefeuilles des investisseurs. L’optimisme des Banques Centrales continuera en ayant des effets sur les marchés financiers.

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