Augmentation de la demande de palladium et de ses nouvelles utilisations

Selon les prévisions de l’Union de Banques Suisses (UBS), le palladium est l’unique métal précieux qui s’en sortira avec une revalorisation à la fin de l’année. Dans les derniers mois, l’augmentation de son attrait par les investisseurs s’est basée non seulement sur sa rareté (il est 15 fois plus rare que le platine et 30 fois plus que l’or) mais aussi pour sa capacité à être malléable dans les utilisations industrielles.

La demande de palladium augmente de façon exponentielle en cinq ans

L’évolution de ces derniers temps du prix du métal peut nous amener à de fausses conclusions. Il semblerait, à première vue, que les mauvaises nouvelles sur la valeur de l’argent soient un stimulant pour sa cotation tandis que les perspectives de cessation des différents programmes d’expansion monétaire paraissent influer de façon négative sur sa cotation.

Il n’existe aucune corrélation entre l’action monétaire et le prix du palladium. Les fondamentaux de ce métal précieux se trouvent plutôt basés sur d’autres caractéristiques comme l’évolution technologique du secteur automobile et des nouvelles technologies. C’est effectivement le cas pour Appel et ses produits phares (iPad, iPhone…) qui exercent un effet immédiat et constant sur la cotation du palladium.

Dans le secteur des nouvelles technologies, la demande mondiale brute de palladium s’élève déjà à 12%. Cependant, l’industrie automobile s’approprie les deux tiers de la demande mondiale soit 67% avec un rôle essentiel dans la fabrication des catalyseurs de moteurs. Il est aussi important pour la fabrication de véhicules libres d’émissions de gaz à effet de serre comme les voitures électriques.

La production de voitures « vertes » a significativement augmenté depuis les dernières années. En 2011, 77 millions de voitures électriques ont été fabriquées. En 2012, le chiffre est passé à 81 millions d’unités. On espère qu’à la fin 2013, 85 millions de véhicules soient vendus. Le nombre s’élèvera à environ 102 millions de voitures d’ici l’année 2017.

Est-ce que l’offre du palladium pourra supporter la forte poussée de la demande ?

A moyen terme, il est nécessaire de vérifier jusqu’à quel point l’offre de palladium sera capable de supporter ces tensions. Pour le moment, les augmentations de la quantité de palladium en circulation se maintiennent de façon constante. Chaque année, la production de palladium se chiffre à 6.5 millions d’onces. Si nous comptons aussi la quantité à recycler, l’augmentation annuelle de l’offre peut se quantifier à 9.8 millions d’onces.

Les usines d’extraction et de transformation du palladium sont localisées entre la Russie (44%) et la Sud-Afrique (36%). La concentration de la production n’est pas exempte de problèmes de rentabilité et de restrictions technologiques. En Russie, la société de monopole Norilsk Nickel exploite l’extraction minière du palladium qui est un sous-produit de la mine de nickel. Dans le domaine de la transformation et de l’entreposage, nous trouvons aussi une société de monopole : l’agence publique Gokhran.  Possédant tous les pouvoirs, elle a fourni au marché 8% de la production totale mondiale de palladium en deux ans soit approximativement 775.000 onces provenant de ses réserves.

La production en Sud-Afrique n’est pas non plus à l’abri des problèmes. Le palladium est extrait en tant que sous-produit du platine qui, pour son extraction, nécessite une profondeur à chaque fois plus importante et une utilisation plus intense des nouvelles technologies. De plus, si à ces faits nous ajoutons les conflits sociaux et l’instabilité politique, nous obtenons un cocktail dangereux pour la stabilité de la production.

Le pourcentage restant de la production mondiale (20%) se répartit entre l’Amérique du nord (10%) et divers pays comme l’Australie, la Chine, les Balkans et des nations africaines (6%).

Les prévisions sont favorables pour le marché du palladium

L’instabilité institutionnelle des deux émetteurs de l’offre (la Russie et la Sud-Afrique) n’empêche pas la bonne perception que possèdent les investisseurs pour le palladium. Au fur et à mesure que le décalage entre la demande et l’offre continuera d’augmenter, de plus en plus d’investisseurs et d’entreprises pourront entrer sur le marché à la recherche de revenus. La banque de placement Morgan Stanley a prédit qu’en 2013 la différence entre la quantité demandée et la quantité offerte de palladium sera de 1013 millions d’onces.

Les opportunités d’investissement non seulement s’ouvrent dans le secteur minier mais aussi dans le domaine des titres des fonds cotisés ETF.

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