Achat or : ce que vous devez savoir sur la manipulation de l’or

Dans le marché boursier, des cas de manipulation ont existé depuis des siècles. Au cours de ces dernières années, on a beaucoup parlé de l’éventuelle manipulation du prix de l’or. Dans cet article, nous allons examiner ce qui peut être vrai ou faux et comment cela peut influencer un investisseur sur son achat d’or.

Quelle est la relation entre le marché d’or physique et celui dit « papier » sur le prix de l’or ?

Le prix de l’or n’a pas cessé de diminuer depuis 2011. L’or a perdu un tiers de sa valeur et de nombreux investisseurs accusent le « marché papier ». Son prix sur le marché mondial est déterminé à la Bourse de New York où sont négociés les comptes à termes qui ne sont pas plus qu’une promesse sur une future livraison d’or. Il est certain que peu de livraisons sont menées à bien. Les contrats de comptes à terme ne sont pas soutenus par l’or physique conservé dans les coffres blindés du COMEX. De ce fait, des agents de « mauvais augure » peuvent inonder le marché avec de l’or papier pour atteindre leur objectif : maintenir le prix de l’or bas. Celui-ci est manipulé de cette façon depuis 2011 malgré que la demande d’or physique (pour frapper les monnaies par exemple) ne soit plus importante que jamais.

Y a-t-il une explication convaincante concernant la manipulation du prix de l’or ?

Pour simplifier, substituons l’or par une autre matière première : le blé. Selon le raisonnement antérieur, on pourrait obtenir que le pain soit pratiquement gratuit en manipulant à la baisse le prix du blé indépendamment de son offre physique sur le marché. Cependant, nous savons tous les désastres que provoquerait ce type de pratiques : des queux interminables dans les boulangeries ou supermarchés, une énorme pénurie de blé et des champs abandonnés par les agriculteurs pour qui, il s’avèrerait plus rentable de les laisser en friche.

D’un autre côté, affirmer que quelqu’un peut vendre des quantités illimités d’or papier est faux et se réfute facilement. Premièrement, tout contrat de compte à terme requière un autre contractant qui assume sa position. Il n’existe pas de nombre illimité de contractants. Si l’autre partie n’existe pas, la vente ne peut se réaliser non plus.

Deuxièmement, l’achat d’un contrat de compte à terme est toujours soutenu par une garantie. Il suffit que le prix de l’or monte légèrement pour que cette garantie perde complètement sa valeur et s’expose à des pertes. Dans ce cas, une personne possédant une grande quantité de comptes à terme d’or se verrait obligé d’augmenter la garantie ou de liquider ses positions automatiquement et dans ce cas, la perte sur le papier serait irréversible.

La quantité de crédit brassée sur les marchés financiers est actuellement énorme. Comme les investisseurs peuvent utiliser ce crédit pour acheter des valeurs, l’achat d’actions à crédit s’est envolé jusqu’à des niveaux jamais vus. Le boom du crédit a créé les circonstances parfaites pour que se produisent prochainement des baisses incontrôlables des prix sur les marchés financiers.

D’importantes quantités d’ordres de ventes ou d’achat d’or peuvent-elles influer sur les prix du marché ?

Bien sûr, mais le niveau de liquidité des marchés des comptes à terme de l’or est si élevé que personne ne peut pousser le prix à la baisse indéfiniment. De plus, tout contrat de compte à terme expire au bout d’un délai.

En dernier, il faut signaler que si le déséquilibre entre le prix papier et celui de l’or physique arrivait à s’intensifier, il serait normal qu’apparaissent des arbitragistes pour en bénéficier.  Le présumé décalage de prix entre l’or papier et l’or physique stimulerait fortement l’achat de comptes à terme pour les convertir en or métal. Si vous pouviez acheter de l’or à Londres à un prix et le revendre 20% plus cher, il vous suffirait simplement de regarder comment cette différence finirait par disparaitre. Le principal fait que personne ne soit disposé à payer un prix plus élevé que celui de Londres démontre que cette différence n’existe pas.

 

rachat Or

Commentaires clos.